Cahier de textes TS

 

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Vous trouverez ici le cahier de textes des TS5. Pour des raisons de commodité, il est présenté sous une forme blog : la dernière date renseignée se trouve donc en haut du document. J'ajoute parfois des liens internes, que vous pouvez consulter pour obtenir des précisions sur le contenu d'une séquence. Si quelque chose vous laisse perplexe (point de cours, élément de méthodologie, etc.) n'hésitez pas à mobiliser l'espace posez vos questions...

08.01 : C) La morale, entre la nature et culture. Présentation générale de la problématique : diversité des morales, problèmes du relativisme moral 1) Qu'est-ce qui fait la valeur morale d'un acte ? a) Le conséquentialisme. Mise en lumière du principe conséquentialiste. Son intérêt : suppression de toute condamnation d'un acte qui ne porte préjudice à personne : le cas de l'homosexualité + possibilité de produire des règles qui anticipent les conséquences à long terme (par exemple : sur les générations futures) d'un acte qui n'a rien d'immoral en lui-même (ex : acheter un 4x4) ; ses risques : imprévisibilité des conséquences + indétermination de "ce qui se serait passé si l'on n'avait pas" effectué cet acte (nous n'en saurons jamais rien) + condamnation d'actes dont l'intention était louable (je porte secours à un enfant qui traverse l'autoroute et je provoque un carambolage catastrophique).

21.12. 4) Bonheur et politique : en quel sens peut-on parler d'un "droit au bonheur" ? Analyse de la formule "droit à". Mise en lumière du problème : aucun des deux sens ne convient (le bonheur n'est ni interdit, ni obligatoire / le bonheur est une possibilité que l'Etat doit garantir à chacun) : le premier conduit à une affirmation vide, le second justifie un paternalisme radical extrêmement dangereux : illustration avec Le meilleur des Mondes (Huxley). A la recherche d'une signification alternative : (a) le "droit à la poursuite du bonheur" dans la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis (qui revient en fait au droit à la liberté...) (b) le "droit au bonheur" dans la Constitution brésilienne (amendement 2002) : le droit aux conditions sociales du bonheur : passage des droits politiques (reconnus par la DDHC) aux droits sociaux : droit à l'alimentation, droit à la santé, droit à l'éducation, droit au travail, etc. Retraites, chômage, services publics et cotisations sociales : l'enjeu (très) politique des droits sociaux.

18.12. Fin des mises en perspective : (3) la mise en oeuvre dans le monde actuel. Surhumain et transhumanisme ; les ambiguïtés du système scolaire : formation ou uniformisation ? ; paradoxe de "l'individualisme" : l'individualisme est-il devenu un nouveau conformisme ? De Nietzsche au "développement personnel" : une nouvelle dictature de la morale sociale ?

14.12. Retour des conclusions, et reprise. On envisage les différentes mises en perspective possibles du texte de Nietzsche. (1) Possibilité de mises en dialogue : Parallèle avec Epicure (par la notion de besoin : ce qui est nécessaire à un être pour rester fidèle à ce qu'il est), avec Kant (est-il possible à un homme de déterminer ce que sont les désirs dont la réalisation le rendrait heureux ?]. (2) Possibilité de critiques : la doctrine nietzschéenne est-elle une doctrine qui sacrifie les plus faibles ? Réponse de Nietzsche : la doctrine inverse aboutit au sacrifice (auto-répression) des plus forts, à la négation de l'individu. La thèse de Nietzsche conduit-il à la solitude ? Réponse de Nietzsche : le rôle de l'éducateur, le rôle de l'ami.

11.12. b) La simplicité volontaire : un épicurisme contemporain ? Analyse de textes. [Le cours se déroule d'une façon interrogative / problématisante à partir des textes-supports, du fait des nombreuses absences dues aux conditions climatiques.]

07.12 : Retour des troisièmes parties, et reprise. 3) Bonheur et consommation. a) la critique eudémoniste de la consommation. Consommation et frustration (la création de désirs, le rôle paradoxal de la publicité), consommation et culpabilité : la contradiction entre le mode de vie consumériste et les valeurs morales communes : exploitation de l'homme par l'homme et destruction de l'environnement.

04.12 : La maîtrise des désirs. Habitude et sagesse. Question : l'épicurisme est-il un égoïsme ? Individualisme et bien commun.

30.11 : Retour des secondes parties, et reprise. Distribution d'u  corrigé. La solution épicurienne : la maîtrise des désirs. Définition épicurienne du bonheur, typologie des désirs.

27.11 : II) La finalité de l'homme. A) La dualité des buts possibles : bonheur et morale. B) Le bonheur. 1) Définition (distinction plaisir / bonheur). 2) Pour être heureux, faut-il chercher à satisfaire tous ses désirs ? Position du problème.

23.11 : Retour des premières parties et reprise. Distribution d'un corrigé. Réponse de Freud à l'objection philosophique : la reconnaissance du déterminisme psychique ; la psychanalyse comme instrument de réduction du déterminisme : conscience et maîtrise de soi.

20.11 : Méthodologie de la conclusion et application au texte de Freud. Critique scientifique et critique pĥilosophique. L'objection philosophique comme véritable fondement des résistances à l'inconscient. Freud : après Copernic et Darwin ?

16.11 : Retour des introductions et reprise. Distribution d'un corrigé. La validité pratique de l'hypothèse de l'inconscient : la dimension thérapeutique de l'inconscient. Réponse à l'objection de falsifiabilité.

13.11 : Distribution d'un corrigé de l'introduction du texte de Nietzsche, et reprise. Application de la méthodologie de l'explication au texte de Freud : la validité théorique de l'hypothèse de l'inconscient.

09.11 : Application de la méthodologie au texte témoin : les réponses de Freud aux objections scientifiques. Construction d'une introdiuction. Méthodologie du développement : le séquençage du texte et les 4 temps de l'analyse d'une séquence.

06.11 :  5) Les critiques de la psychanalyse  Les critiques scientifiques. Le caractère inobservable de l'inconscient, le caractère infalsifiable des hypothèses scientifiques. Présentation du principe de falsifiabilité de Popper. Méthodologie de l'explication de texte : l'introduction.

19.10 : 4) Les deux topiques a) la première topique (conscience, préconscient, inconscient) b) la seconde topique (Ca, Moi, Surmoi) --> les principes de la psychanalyse, le rôle du psychanalyste.

16.10 : 3) La découverte de l'inconscient a) corps et esprit dans le paradigme médical classique b) hystérie et névrose c) de Charcot à Freud, en passant par Breuer : l'étiologie des névroses

12.10 : I) C) De la conscience à l'inconscient. 1) Retour sur la notion de conscience 2) Les limites de la conscience (conscience partielle, conscience sélective) : mise en lumière du problème de la liberté (les mécanismes du conditionnement : le cas de la publicité).

09.10 : Analyse du second sens : la liberté nous rend-elle heureux ? Présentation de la thèse initiale : la reconnaissance de notre liberté comme reconnaissance de notre dignité (Kant) ; la liberté comme condition du bonheur (réalisation de notre identité). Contestation de la réponse : sommes-nous "condamnés à être libres ?" (Sartre) La liberté comme source d'angoisse et de culpabilité : la tentation de la mauvaise foi.

05.10 : (Suite) La liberté repose-t-elle sur la raison ou sur la conscience ? Exposition de la thèse rationaliste (Platon, Descartes, Kant) : la liberté comme rationalité. Etude des objections de Rousseau : la raison sans la conscience peut conduire à la barbarie : le progrès scientifique et technique n'implique pas un progrès social et moral ; la liberté repose donc sur l'obéissance à la volonté, régie par la raison, dirigée par la conscience.

2) La liberté est-elle une chance ? Analyse de la formule. La chance comme hasard, la chance comme fortune. Analyse du premier sens : notre liberté est-elle indépendante de notre volonté ? Présentation de la thèse du sens commun (nous avons la chance de vivre dans un pays dans laquelle la liberté est respectée, etc.) Objection à la thèse du sens comun : elle contredit l'article 1 de la Déclaration des droits de l'homme ("les hommes naissent et demeurent libres..."). Notre liberté découle de notre nature d'êtres dotés de raison et de conscience.

02.10 : Retour au cours. I) B) L'homme comme sujet libre 1) Caractérisation de la liberté (sur polycopié) : la liberté comme obéissance à la volonté, régie par la raison et la conscience, par opposition à la soumision aux désirs.

28.09 : Confrontation de deux réponses : la posture non-violente (Martin Luther King), la légitimation de la lutte armée (Mandela) ; mise en rapport avec le débat Sartre ("Les mains sales") et Camus ("Les Justes"). Présentation de la position de Malcolm X : le recours à la violence légale contre le gouvernement, le recours au droit international pour faire pression sur les Etats-Unis. Méthodologie de la conclusion.

25.09 : Suite du développement. Analyse de l'argumentaire républicain : il ne peut pas y avoir de lois injustes (contraires aux droits fondamentaux) ; la résistance à l'oppression (contre le gouvernement) est "le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs du citoyen" (DDHC 1793). Se pose alors la question : quels sont les modes de résistance légitimes ?

21.09 : Méthodologie du développement : application au sujet-témoin. Analyse des termes du sujet, construction de la première partie : l'obéissance aux lois est une condition de l'organisation sociale, et elle permet d'éviter la domination de l'homme sur l'homme en garantissant les droits individuels. Transition : si la loi est le condition de la justice, que faire face à une loi injuste ?

18.09 : Méthodologie de l'introduction : application au sujet-témoin (faut-il toujours obéir aux lois ?)

14.09 : Rappel de la séquence précédente et questionnement : nous posons la question de savoir si un animal peut se voir reconnaître des droits. Le problème vient du fait que ce qui n'est pas un "sujet", ne peut pas être un sujet de droit. Nous avons vu le double principe de réciprocité sur lequel repose le couple droits / devoirs : mes droits sont les devoirs des autres à mon égard, et les devoirs des autres à mon égard sont ceux que je dois respecter à leur égard (principe d'égalité devant la loi). Ce principe fait que ce qui n'a pas de devoirs ne peut pas non plus avoir de droits. L'animal n'ayant pas de devoirs, il ne peut donc pas non plus avoir de droits. Nous posons alors la question : a-t-on le droit de faire tout ce que l'on veut à un animal ? Dans la mesure où il n'a aucun droit, il semble que nous ne puissions avoir de devoirs envers lui (principe de réciprocité droits / devoirs). Cela justifie-t-il la cruauté envers les animaux ? Nous analysons l'argument d'Emmanuel KANT, philosophe allemand des Lumières. Pour Kant, ce qui confère des droits à un être humain, c'est qu'il est doté de raison (et de conscience), ce qui lui confère une dignité. Le premier devoir de l'homme envers TOUT homme est donc de ne pas porter atteinte à sa dignité. Or "tout" homme, c'est aussi bien tous les autres hommes... que lui-même. L'homme ne doit pas porter atteinte à sa propre dignité, en commettant des actes "indignes" de son humanité : il existe donc des devoirs de l'homme envers lui-même. Or parmi ces devoirs (outre le fait de ne pas être alcoolique, l'alcoolisme portant atteinte à notre rationalité, et donc à ce qui fonde notre dignité) se trouve celui de ne pas faire preuve de cruauté (= faire souffrir inutilement). La cruauté envers les animaux est indigne de l'homme, elle est contraire à la dignité de l'homme : elle est donc contraire au devoir de l'homme envers lui-même. Conclusion : nous avons donc bien le devoir de ne pas faire preuve de cruauté envers les animaux, mais ce devoir n'est pas fondé sur un droit des animaux, mais sur un devoir de l'homme envers lui-même.

Passage à la méthodologie de la dissertation. Présentation globale, analyse des consignes méthodologiques de l'introduction : approche du sujet, problématisation, annonce du plan.

11.09 : Premier chapitre : qu'est-ce que l'homme ? Approche de l'homme par la notion de SUJET. I) L'homme comme sujet A) L'homme comme sujet de la pensée. (Distinction sujet / objet). 1) La perception (sensations / émotions) 2) la conscience (réflexive / morale) 3) Un animal est-il un sujet ? Ce qui exclut l'animal de la notion de sujet, c'est l'impossibilité de lui reconnaître une conscience morale : un animal peut réfléchir, mais il ignore la distinction bien / mal ; il est donc impossible de le reconnaître responsable de ses actes (et donc de le punir s'il agit mal ; on peut éventuellement l'enfermer ou le mettre à mort, mais ce n'est pas un "châtiment", c'est une mesure de sécurité).

07.09.2017: Présentation de la discipline, du programme, des épreuves du bac et du site internet.