Cahier de textes TL

 

Vous trouverez ici le cahier de textes des TL1. Pour des raisons de commodité, il est présenté sous une forme blog : la dernière date renseignée se trouve donc en haut du document. J'ajoute parfois des liens internes, que vous pouvez consulter pour obtenir des précisions sur le contenu d'une séquence. Si quelque chose vous laisse perplexe (point de cours, élément de méthodologie, etc.) n'hésitez pas à mobiliser l'espace posez vos questions...

08.01. D) La connaissance dans le domaine des sciences humaines : le cas de l'histoire. Présentation générale de la notion de "sciences humaines" : pourquoi l'histoire peut-elle être posée comme paradigme des sciences humaines ? 1) Les trois sens du mot "histoire" : l'Histoire comme ensemble des faits passés (domaine de la réalité), l'histoire comme récit (domaine du discours et du sens), l'histoire comme discipline : articulation des deux premiers sens ; l'historien est celui qui met l'Histoire en récit, qui "raconte l'Histoire", qui raconte des histoires... vraies. Question : si le but de l'historien est de produire un discours qui s'accorde avec la réalité, faut-il dire que le but de l'historien est la vérité ? On opère une distinction conceptuelle : connaître / comprendre. L'historien n'est pas seulement celui qui restitue des faits passés, il est celui qui permet de les comprendre, de leur donner un sens : il doit donc construire une interprétation de l'histoire. Illustration avecb l'histoire politique française du XIX° siècle : comment comprendre le passage, en 4 ans, de la Seconde République, au Second Empire ? Une interprétation : ce passage s'explique, non pas "malgré" le caractère démocratique de la RII, mais bien par ce caractère démocratrique, qui aboutit à l'élection de Louis-Napoléon Bonaparte à la Présidence de la République. Reprise de la question : cette interprétation est-elle la seule possible ? S'il y en a d'autres, l'une d'entre elles est-elle "la vraie"?  2) De quoi peut-on faire l'histoire ? Ertude du texte de Cournot. Il n'y a pas  d'histoire possible lorsque les phases d'un événement s'enchaînent nécessairement (la trajectoire de la balle de golf), et peut donc être prévue grâce à une loi découverte scientifiquement (observation + raisonnement). Il n'y a pas non plus d'histoire possible lorsque les phases n'ont pas de lien entre elles : le tirage du loto. Il n'y a là rien à comprendre, rien à interpréter, rien à "raconter". Le seul cas où il peut donc y avoir "histoire" est celui où les phases d'un événement s'enchaînent, mais de façon non nécessaire (et restent donc imprévisibles a priori, quoique compréhensibles a fortiori ; le cas du jeu d'échecs.

22.12. Mise en lumière des problèmes éthiques posés par le vivant (pb liés à la reproduction des végétaux : illustration par le cas des OGM ; pbs liés à la souffrance des animaux (expérimentation animale) ; pbs liés à la dignité de l'homme (le cobaye humain) : nécessité d'une bioéthique. Le rôle du savant dans le champ de la bioéthique : éclairer le jugement public, et non s'y substituer.

21.12. C) La connaissance du vivant : corrigé méthodologique du sujet : "le vivant peut-il devenir objet de science ?" Analyse du sujet et caractérisation dui vivant (en partant des "trois âmes" aristotéliciennes). Mise en lumière des problèmes théoriques posés par l'étude scientifique du vivant (problèes posés par la définition, complexité, impossibilité de la synthèse à partir de l'analyse, interaction entre le vivant et son milieu.

19.12. 4) La raison et l'expérience suffisent-elles aux sciences de la nature ? Analyse du rôle du hasard (sérendipité) et de l'imagination (Einstein) dans la découverte scientifique. D'où l'importance des paramètres extra-rationnels dans la formulation des hypothèses : analyse du rôle de la croyance religieuse dans l'astronomie de Copernic (héliocentrisme), Kepler (Dieu musicien) et de Newton (rôle de la vision alchimique). 5) Vers un anarchisme méthodologique ? Analyse de la proposition de Feyerabend : ou comment maximiser l'intervention féconde du hasard (grâce à la sagacité) et de l'imagination dans la recherche scientfique.

18.12. Suite de l'exposition de la démarche expérimentale. L'expérience comme point de départ et point d'arrivée de la méthode, le rôle du raisonnement. Question : une théorie scientifique peut-elle être considérée comme vraie ? Analyse de la proposition de Popper : une théorie scientifique est et doit être falsifiable, mais elle n'est jamais vérifiable. Conséquence : contrairement à l'histoire des mathématiques (cumulative), l'histoire des sciences de la nature repose sur la falsification perpétuelle des théories précédemment admises, du fait de nouvelles observations, qui exigent de nouveaux modèles théoriques.

15.12. Conclusion : toute démonstration repose sur une démarche rationnelle accomplie à partir d'énoncés que la raison ne peut se donner à elle-même : conventions ou sentiments. Il n'y a donc pas de connaissance "purement rationnelle", même en mathématiques. B) Conaissance, théorie et expérience dans le domaine des sciences de la nature. La connaissance démonstrative est-elle applicable aux sciences de la nature ? 1) Rationalisme versus empirisme 2) Les apories des deux postures : le rationalisme aboutit à des systèmes qui ne peuvent ni expliquer, ni prévoir ce qu'il va réellement se passer ; l'empirisme nous dit ce qu'il s'est passé, mais ne peut nous dire pourquoi cela s'est passé ainsi. 3) L'articulation de la théorie et de l'expérience dans la méthode expérimentale : Claude Bernard.

14.12. Suite de l'analyse du texte de Pascal. Mise en lumière du problème des fondements : la vérité des axiomes. La démonstration géométrique, moins convaincante (que la démonstration parfaite, inaccessible) mais non moins certaine : le rôle du coeur (évidence, lumière naturelle). L'alternative : les axiomes comme conventions : Poincaré. Le cas des géométries non euclidiennes.

12.12. Nouvelle séquence : l'homme et le monde. Indication des deux orientations principales du cours : la connaissance du monde (perception, théorie et expérience, démonstration), l'action sur le monde (la technique, le travail, l'art). I) La connaissance du réel. A) La conaissance rationnelle : la démonstration. 1) Analyse de la notion de démonstration. Le cas de la démonstration mathématique (on prend appui sur un exemple simple : (a+b) au carré = ...) 2) La valeur de la démonstration : certitude et universalité 3) Le problème des fondements. Analyse du texte de Blaise Pascal ("De l'esprit géométrique").

11.12. c) troisième possibilité (rappel) : la sublimation chez Freud : transformation du mode de satisfaction du désir pour le mettre en conformité avec les exigences socio-morales dont est porteur le Surmoi. Guerre, sport, jeu, art : la culture comme espace de sublimation. d) quatrième possibilité : le dépassement de l'opposition entre désir et devoir dans l'acte d'amour : Kierkegaard. L'acte d'amour ne peut être interprété ni comme un acte effectué "par intérêt", ni comme un acte accompli "par obligation". Analyse de l'amour des amants, l'amour filial et l'amour religieux. Remarque : ce dépassement implique que l'acte d'amour ne peut plus être ressaisi dans un jugement moral : mise en rapport avec la formule de Nietzsche selon laquelle "ce qui se fait par amour se fait par delà bien et mal"; impossibilité de juger moralement un acte d'amour. Illustrations : le personnage de Suzanne dans le film éponyme, le sacrifice d'Abraham. Synthèse récapitulative, conclusion.

08.12. Prolongement de l'analyse : le plaisir atteint son maximum d'intensité lorsqu'il entre en contradiction radicale avec les deux impératifs fondamentaux, c'est-à-dire lorsqu'il implique un risque majeur pour la vie, et la transgression d'un tabou. L'horrible comme perspective du désir humain : Bataille, avec Baudelaire (et Musset, Gamiani). Opposition radicale entre le plaisir et la vertu. Mise en garde : peut-on parler de recherche du "bonheur" chez Bataille ? Non. Le bonheur n'est plus le but visé, mais l'extase (jouissance maximale). L'extase ne s'oppose pas à l'angoisse et la culpabilité, elle les implique. La conscience de la faute est nécessaire à la jouissance, de même que l'angoisse. Synthèse : opposition radicale entre désir et devoir. Peut-on surmonter la contradiction ? 2) Les voies de (ré)conciliation. a) Première possibilité (rappel) : sagesse, vertu et bonheur chez Sénèque. Le bonheur n'est pas le but du sage, mais la vertu donne accès à une forme de sérénité heureuse. b) deuxième possibilité (rappel) : vertu et bonheur chez Epicure. Le retour à la nature comme réduction des tensions à zéro : ni troubles, ni "immoralité" (la satisfaction des besoons ne peut être immorale). Le sage épicurien n'est donc ni vertueux, ni malheureux.

07.12 : D) La conciliation des fins : Bonheur ou Morale ? Présentation du problème. 1) L'opposition entre bonheur et morale : le désir et le devoir. a) en quoi la morale s'oppose au désir : analyse de la distinction kantienne entre l'action effectuée "conformément au devoir" et l'action effectuée "par devoir". Implication : la valeur morale d'une action se mesure à la résistance qu'elle implique à l'égard de nos désirs. Prolongement de l'analyse kantienne : l'acte suprêmement moral comme acte exigeant le sacrifice absolu de notre intérêt : l'acte "surérogatoire", qui va au-delà du devoir. Illustration par le martyr, et par le personnage de Sygne dans "L'otage" de Paul Claudel. (Remarque : ambiguïté de l'acte surérogatoire, qui peut toujours être interprété comme un acte de pure vertu... ou comme un acte d'orgueil.) b) en quoi le désir s'oppose au devoir. Mise en lumière de l'antagonisme naturel du désir et de l'obligation. Le rôle nodal du désir de transgression : Bataille. 

05.12 : 4) De la morale à la politique : la tolérance comme principe politique. Analyse des principes de la tolérance en tant que principe politique. Présentation des arguments de Locke en faveur de la tolérance religieuse. "Exportation" de ces arguments dans le domaine moral : l'Etat ne peut pas imposer une croyance morale (elle est indépendante de notre volonté) ; l'Etat n'a pas à nous imposer une croyance morale (ce n'est pas ce qui peut justifier le passage d'un état de nature à la société politique) ; l'Etat ne doit pas nous imposer une croyance morale : c'est lorsqu'il prend position dans le domaine moral qu'il crée de la désobéissance aux lois de la part de ceux dont les valeiurs morales sont différentes. Illustrations : le débat sur la mariage homosexuel (l'exclusion des considérations morales dans le débat juridique) ; le jugement judiciaire : le juge ne doit pas émettre de jugement moral sur l'accusé : distinction entre légalité et moralité ; contre-exemple : l'enseignement de l'EMC : une "morale" républicaine ?

04.12 : DS (2 heures) sur les thèmes conscience-inconscient, matière-esprit.

02.12 : 3) D'où proviennent nos jugements moraux ? a) la posture universaliste-naturaliste : analyse du texte de Rousseau (l'instinct divin) ; problèmes posés par l'approche universaliste : la pluralité des morales / l'absence de principes universels / les dangers d'une vision "progressiste" de la morale (impérialisme et colonialisme). b) la posture culturaliste. Le culturalisme comme relativisme : présentation. Deux approches : l'approche psychologique (Freud), l'approche sociologique (Durkheim). Mise en lumière des paradoxes du relativisme : un jugement moral, par opposition à un jugement de goût, est par nature "intolérant". Toute morale récuse et condamne les morales qui la contredisent (et condamne donc les adeptes de ces morales).

01.12 : C) La morale. 1) définition générale. 2) Qu'est-ce qui fait le caractère moral d'une action ? a) la posture conséquentialiste, et sa critique (imprévisibilité des conséquences, nécessité d'un critère d'évaluation, légitimation d'actes honteux dont les conséquences ont été bénéfiques) b) la posture déontologique, et sa critique (indécidabilité de certains choix, problèmes posés par la mise à distance du contexte d'action : le cas du mensonge, débat Kant / Constant). c) la posture intentionnaliste, et sa critique (nécessité d'un critère d'évaluation, l'enfer est pavé de bonnes intentions, etc. Impossibilité d'admettre une approche exclusive.

30.11 : Reprise de l'explication du texte de Bergson : méthodologie de la conclusion : synthèse et mise en perspective. Application au texte : mise en parallèle de Bergson, Nietzsche et Epicure. Les points de divergence : retour à notre nature (universelle) contre affirmation de l'identité (personnelle). Convergence possible : le bonheur exige le retour à nos besoins; définition de la notion de besoin comme "ce qui est nécessaire à un être pour être pleinement ce qu'il est" (besoins d'un objet techniques, besoins d'un être vivant : quels sont les besoins humains ?) Ce qui est nécessaire à un être humain pour rester a) vivant b) humain c) cet être humain qu'il est : pour découvrir et réaliser son identité.

28.11 : Reprise du DS (suite). Quelles objections, quelles réponses concernant la validité philosophique de l'hypothèse de l'inconscient ? Blessure narcissique, déterminisme psychique et maîtrise de soi dans l'optique de Freud. Quel rapport faut-il établir avec notre inconscient ? Le caractère contradictoire d'un "rejet"... de ce qui justement existe et nous nuit parce qu'on le rejette. rappels concernant l'étiologie des névroses, et l'émergence de l'anima chez Jung. La reconnaissance de l'inconscient : expression et intégration (rappels du cours).

27.11 : Reprise du DS. remarques générales et éléments de corrigé. Intro + quelles objections et quelles réponses au rejet de l'hypothèse de l'inconscient ? Validité théorique, validité pratique.

24.11. : Méthodologie de l'explication : le développement. Application à deux passages-clé du texte de Bergson.

23.11 : 4) Bonheur et réalisation de soi. Méthodologie de l'explication de texte. Méthodologie de l'introduction: application au texte de Bergson (la Joie comme création de soi par soi).

21.11 : La solution d'Epicure (suite) La maîtrise des désirs. La réduction des désirs aux désirs naturels (et nécessaires), et sa justification. Le rôle de l'habitude, bonheur et sagesse. Question : peut-on dire que la doctrine épicurienne est immorale ? Le caractère individualiste de la doctrine épicurienne ; le caractère non-égoïste de la doctrine épicurienne : la recherche rationnelle par chacun de son propre bonheur n'exige aucune atteinte à l'intérêt d'autrui, et ne contredit pas les exigences du Bien commun.

20.11. Devoir sur table (dissertation, 4 heures). Un sujet au choix : "Faut-il rejeter l'inconscient ?" ou "Peut-on séparer l'esprit de la matière ?"

17.11 : La solution d'Epicure (suite). Une philosophie eudémoniste. La nécessité d'une méthode rationnelle de recherche du bonheur. Définition épicurienne du bonheur. Typologie des désirs.

16.11 : IV) La finalité de l'homme A) La dualité des buts : le bonheur ou la vertu ? B) Le bonheur. 1) définition générale (distinction plaisir / bonheur) 2) Faut-il réaliser tous ses désirs pour être heureux ? Position du problème (le bonheur exclut la frustration, donc exige que tous les désirs soient satisfaits ; mais la satisfaction de tous nos désirs implique la frustration, l'angoisse et la culpabilité).3) La solution d'Epicure.

14.11 :3) En quoi l'esprit engendre la matière. La conscience conduit à la transformation de la réalité matérielle. Ce qui est vrai dans le travail (nous y reviendrons) l'est de façon encore plus visible quand il s'agit des conditions sociales. La formation d'une conscience de classe (au sein du prolétariat) est aussi conscience a) de l'exploitation de cette classe, et du moteur de cette exploitation (la propriété privée des moyens de production) b) de la puissance et du rôle historique de cette classe (transformer les conditions sociales) : la formation de la conscience de classe aboutit donc à une transformation de la réalité matérielle (et sociale). Cette transformation aboutira à de nouvelles conditions matérielles, qui elles-mêmes formeront une nouvelle conscience (que nous ne pouvons pas anticiper), etc. 4) Conclusion : on peut considérer le rapport esprit-matière comme un rapport dialectique de transformation réciproque. Dans l'optique de Marx, la matière n'est pas plus un "produit" de l'esprit humain que cet esprit n'est un produit, une sécrétion, un résultat de la matière. Les deux sont faux... ou les deux sont vrais.

13.11 : E) Vers une conciliation de l'Esprit et de la Matière : le rapport dialectique (Marx). 1) Analyse de la notion de dialectique (deux approches : mouvement thèse / antithèse / synthèse, et rapport d'engendrement réciproque). 2) En quoi la matière engendre l'esprit (le rôle du corps, le rôle de l'interaction entre le corps et les choses, le rôle de l'interaction entre le corps et l'environnement social). Illustration : en quoi les conditions matérielles d'existence de l'ouvrier "forment-elles" la conscience de l'ouvrier en tant que "conscience ouvrière" ? En quoi, au contraire, les conditions matérielles d'existence d'un aristocrate forment-elles une conscience aristocratique ? Le cas de Gide, et son paradoxe (comment être communiste quand on est un membre de l'aristocratie ? La valorisation de la culture est-elle compatible avec le refus de l'élitisme ?). [parenthèse : les paradoxes moraux des consciences : les conditions matérielles d'existence de l'ouvrier peuvent le conduire à un "égoïsme solidaire", fondé sur les exigences de sa propre survie et sur son appartenance à un collectif, alors que les conditions matérielles d'existence de l'aristocrate le conduisent à un "altruisme individualiste", dont Gide pourrait être l'illustration).

10.11 : D) 4) b) L'idéalisme moderne : "l'idéalisme allemand" de Hegel. Idéalisme et Histoire : l'Histoire n'est que la réalisation progresive de la Raison dans et à travers la réalité matérielle. L'Esprit prend conscience de lui-même, se déploie et se réalise à travers l'Histoire. L'histoire humaine est donc l'auto-réalisation de l'Esprit à travers les époques et les cultures. L'Esprit a besoin de la matière pour prendre conscience de lui-même et se déployer, mais la réalité matérielle (historique) n'est que la matérialisation progressive de l'Esprit.

09.11 : D) 3) Idéalisme antique, idéalisme moderne. a) L'idéalisme antique : Platon. La dualité des réalités chez Platon : réalité sensible, réalité intelligible. Les choses sensibles ne sont que le produit de la "matérialisation" des réalités intelligibles : les choses matérielles sont des "copies" imparfaites d'Idées. Illustration avec le cas des réalités mathématiques (le cercle / des ronds). La voie de la sagesse consiste à s'élever des réalités sensibles vers les réalités intelligibles : le cas de l'amour, qui prend appui sur la beauté des corps pour s'élever à la contemplation de la beauté des âmes. (Question : peut-on parler d'une "chute" des Idées dans la matière chez Platon ? Ambivalence de la réponse : le rapport de Socrate à la mort dans les dialogues socratiques).

07.11 : D) 2) L'idéalisme de Berkeley : peut-on remettre en cause l'existence de la matière ? Analyse de la réponse donnée par Berkeley : rien ne justifie la croyance en une réalité matérielle extérieure à la pensée, et même si elle existait, je ne pourrais rien en dire : la seule chose que je connais, ce sont mes pensées, je ne peux pas sortir de mon esprit. Analyse d'exemples : quelle est la structure géométrIque du monde : bidimensionnelle ? tridimensionnelle ? est-il comme le voit la chauve-souris (sonar) ? la mouche (yeux à facettes) ? De quelle couleur est le feutre : rouge (comme le voit la majorité) ? vert (comme le voit un daltonien radical) ? gris (achromatotique) ? Je ne peux déduire ce que serait une réalité "extérieure" à partir de mes sensations, ni même si elle existe. Attention : cela n'implique pas que je suis moi-même l'auteur de toutes mes idées : pour Berkeley, il faut distinguer, parmi mes idées, celles dont je suis l'auteur (par l'imagination, la réflexion), et celles que Dieu produit dans mon esprit.

06.11 : Reprise du cours, dualisme cartésien. Le doute hyperbolique et la mise en question de l'existence d'une réalité extérieure : le seul énoncé absolument indubitable est le "je pense", qui est vrai du seul fait que je le pense. Attention : cela implique-t-il que, pour Descartes, je peux douter de l'existence d'une réalité extérieure, ou même de mon corps ? Oui, je peux en douter, dans la mesure où tous les énoncés qui s'y rapportent ne sont pas indubitables par eux-mêmes. Mais précisément, pour Descartes, à partir du "je pense" je peux m'élever à une seconde certitude : celle de l'existence de Dieu ; et, de là, je peux "redescendre" vers les énoncés portant sur la réalité matérielle, qui seront certains si et seulement si ils sont conçus de façon "claire et distincte". Le doute cartésien aboutit bien à l'affirmation de la dualité des substances (et non à la remise en cause de la réalité matérielle).

20.10 : Corrigé méthodoloigique du DM (suite) : construction de la troisième partie : comment surmonter l'opposition entre combat et liberté ? A) Du combat à l'asile : la solution de la Déclaration Universelle des droits de l'homme (le droit d'asile comme solution au problème de savoir comment l'on peut garantir à tout individu le droit de vivre dans une société dans laquelle ce que nous considérons être ses droits fondamentaux sont respectés, sans pour autant imposer par la force le respect de ces droits aux Etats qui ne les reconnaissent pas) B) Du combat à l'intégration : étude de la position de Gide : la spontanéité comme terme d'un cheminement.

19.10 : Corrigé méthodoloigique du DM (suite) : construction de la seconde partie : du devoir de combattre pour la liberté (devoir civique, devoir moral)

17.10 : Corrigé méthodoloigique du DM (suite) : Construction de la première partie : la nécessité d'une lutte (contre le conditionnement) et d'un effort (sur soi) pour atteindre la liberté.

16.10 : Corrigé méthodoloigique du DM : faut-il combattre pour la liberté ? Correction de l'introduction et analyse des définitions

13.10 : C) Le dualisme 1) Principes du dualisme cartésien : dualité des substances, mystère de l'union 2) L'harmonie préétablie (Leibniz)  D) L'idéalisme 1) Peut-on douter du corps ? (l'hypothèse solipsisme chez Descartes)

12.10 : 3) Critique du déterminisme corporel : a) une théorie fausse (de l'impossibilité de corréler une caractéristique corporelle et un trait de personnalité) b) une théorie dangereuse (le déterminisme corporel conduit au triptyque catastrophique du XX° siècle : racisme / euthanasie / eugénisme). Généréralisation à l'ensemble des déterminismes corporels (génétique, etc.)

10.10 : 2) Le déterminisme cérébral du XIX° siècle (de la phrénologie à l'anthropologie crimionelle de Lombroso) : l'esprit détermine-t-il la matière ? Etude de textes.

09.10 : 4) L'individuation et la quête du Soi. Le Soi comme sujet global de l'âme humaine (conscience + inconscient). La quête de l'homme comme quête du Soi.III) L'homme, le corps et l'âme. A) Réel, matière, esprit B) Première forme de matérialisme : le déterminisme corporel. 1) Principes du déterminisme corporel. a) Définition b) les fondements scientifiques (Gall)

06.10 : 6) L'art et l'inconscient. a) L'art et le sujet qui n'est pas le moi : analyse de la formule de Rimbaud (Je est un autre) b) Inconscient et surréalisme. Analyse des deux thèses (l'inconscient ne s'exprime que de manière artistique, tout ce qui est artistique est expression de l'inconscient. Illustration avec le cas du rêve : on prend appui sur le film d'Hitchcock, "La maison du Dr. Edwardes".  (André Breton)

D) Une autre approche de l'inconscient : Carl Gustav Jung. 1) Inconscient personnel, inconscient collectif. 2) L'inconscient personnel : persona et anima 3) L'inconscient collectif : archétypes, symboles et mythes.

05.10 : Révisions sur l'inconscient : appui sur le film de John Huston ("Freud, Passon secrète"). Extraits et analyse.

03.10 : b) Les critiques philosophiques. En quoi il s'agit des véritables raisons de la résistance à l'inconscient (les trois blessures narcissiques). Première critique : l'inconscient est une hypothèse déresponsabilisante, qui nourrit la mauvaise foi (Sartre). Réponse : la démarche analytique comme quête de la maîtrise de soi [on prend appui sur un exemple de "conscientisation" non freudienne : l'impératif de soumission à l'autorité selon Milgram] Seconde critique : l'inconscient contredit les exigences du bonheur humain. Réponse : conscience du désir et sublimation.

02.10 : 5) Objections et réponses a) Les critiques scientifiques (et leur réponse). Première critique : le caractère inobservable de l'inconscient. Réponse : la validité théorico-pratique de l'hypothèse de l'inconscient. Seconde critique : la non-falsifiabilité des théories psychanalytiques (Popper) Réponse : le critère de l'efficacité thérapeutique. Passage aux objections philosophiques.

29.09 : Présentation de la seconde topique (suite). Les concepts fondamentaux : Pulsion, représentant pulsionnel, quantum d'affect, principe de plaisir, principe de réalité, Ca / Moi / Surmoi, Refoulement. Les mécanismes de la névrose : extension au rêve et aux actes manqués. Les principes de la psychanalyse : lever le refoulement pour faire disparaître les symptômes. Le rôle du psychanalyste (le transfert).

28.09 : La théorie traumatique et ses impasses. L'analyse des rêves. Découverte de l'Oedipe : passage de la théorie traumatique à la théorie générale des névroses. 4) De la première topique à la seconde topique. Présentation de la seconde topique.

26.09 : 3) La découverte de l'inconscient. Le paradigme médical classique (le corps et l'esprit). Le problème de l'hystérie et des névroses. Charcot et l'hypnose. La découverte de Breuer. Les innovations de Freud (sexualité, enfance, associations libres)

25.09 : 2) Perception et conscience. Première question  : toute perception est-elle consciente ? Seconde question : une perception inconsciente est-elle une perception impuissante ? Mise en lumière de l'enjeu de la notion d'inconscient : le danger pour la liberté. Si l'inconscient forme un tout, un système, doté de ses propres idées, souvenirs, désirs, valeurs, comment maintenir l'unité du sujet humain ? Comment maintenir le concept de liberté ?

22.09 : C) Conscience de l'homme et inconscient humain. 1) Retour sur la notion de conscience. Analyse de la formule de Pascal :"l'homme est un roseau pensant". La conscience humaine comme grandeur de l'homme... en ce qu'elle est conscience de son caractère misérable.

21.09 : Nous montrons que la liberté est ambivalente : d'une part, en nous reconnaissant la liberté, on reconnaît notre dignité, ce qui fait notre valeur en tant qu'êtres humains. D'autre part, il semble qu'il faille être libre pour pouvoir être heureux : comment vivre une vie qui soit "la nôtre", qui soit l'expression de notre identité si nous ne sommes pas libres d'effectuer nos propres choix ? Mais en revanche, la liberté implique la responsabilité : en accédant à la liberté, nous accédons aussi à l'angoisse du choix, et à la culpabilité qui peut en découler. D'où la tentation (Sartre) de la "mauvaise foi", qui consiste à nier notre liberté pour ne pas avoir à assumer les choix que nous avons faits ("je n'avais pas le choix"). Pour Sartre, nous sommes bel et bien "condamnés à être libres".

19.09 : Nous demandons quel rapport aux désirs il faut instaurer pour garantir la liberté. Nous examinons la thèse de Sénèque : le sage est celui qui court-circuite les passions pour n'être plus déterminé que par la raison. Examen d'une objection : le sage n'est-il pas alors condamné à être malheureux ? Etude des réponses de Sénèque (le but du sage n'est pas le bonheur, mais la vertu // celui qui ne connaît plus de passions échappe à l'angoisse et à la frustration, ainsi qu'à la culpabilité ou la honte // il y a une joie spirituelle à être vertueux). Synthèse de l'argumentaire.

Passage à I)B)2) La liberté est-elle une chance ? Analyse de la notion de chance (ce qui est indépendant de notre volonté / ce qui est heureux, profitable). Nous demandons alors si la liberté est indépendante de notre volonté. Nous montrons alors que (a) elle ne dépend pas du hasard, mais de notre nature ("tous les hommes naissent et demeurent libres"...) qui nous a dotés de raison et de conscience. Nou montrons ensuite que (b) elle exige de notre part un travail, un effort, par lequel nous raisonnons pour déterminer en quoi consiste, face à une situation, le meilleur choix.

18.09 : On montre que suivre ses désirs, c'est en être esclave (nous ne contrôlons pas ce que nous désirons, les désirs peuvent s'opposer à notre volonté) ; on montre ensuite que la liberté véritable est obéissance à la volonté, déterminée par la raison (Platon, Descartes-Spinoza-Leibniz, Kant) et par la conscience (Rousseau).

15.09 : Méthodologie de la conclusion. Synthèse du raisonnement, prise de position et ouverture du sujet. Application au sujet témoin. Suite du cours. I)B)1) Être libre, est-ce suivre ses désirs ? Analyse de la question, position du problème (rapport volonté / désir), définition des termes.

14.09 : Suite de l'application. Quels sont les modes de résistance légitime ? Analyse des propositions de trois leaders noirs : Martin Luther King (la non-violence), Nelson Mandela (l'efficacité), Malcolm X (la loi).

12.09 : Méthodologie du développement : définition des termes, construction des parties et construction des paragraphes argumentatifs (4 étapes). Application au sujet-témoin : définition des termes, justification de la nécessité des lois (organisation / garantie des droits) : les lois sont une condition de la justice. Transition à la partie II : si c'est la justice qui justifie l'obéissance aux lois, que faire face à une loi... injuste ? Passage à la partie II :De l'obéissance aux lois à la résistance à l'Etat. Analyse de la position de la DDHC : dans la mesure où le but des lois est la préservation des droits fondamentaux, une loi NE PEUT PAS porter atteinte à ces droits fondamentaux (cette loi ne serait pas valide : elle serait illégale, contraire aux principes de la Constitution, dont la DDHC fait partie). Ce n'est donc pas la loi comme telle qui peut porter atteinte aux droits fondamentaux, mais l'Etat, le gouvernement. Et dans ce cas, l'obéissance aux lois exige de mettre en oeuvre "le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs" : la résistance à l'oppression. Face à un gouvernement oppresseur, il faut obéir aux lois, et donc résister à l'Etat. La question est alors de savoir.... comment.

11.09 : Méthodologie de la dissertation. Présentation + méthodologie de l'introduction, avec application à un sujet-témoin : "faut-il toujours obéir aux lois ?"

08.09 : 2) L'animal est-il un sujet ? nous remarquons que l'animal peut être doté de perception, voire de conscience, mais que rien ne permet de lui reconnaître un sens moral. C'est cette absence de moralité qui interdit de le considérer comme un sujet (juridiquement) responsable. Se pose alors la question de savoir si les animaux ont des droits. La réciprocité des droits et des devoirs interdit de reconnaître des "droits" à un sujet qui n'est pas considéré comme responsable (et quie ne peut donc avoir de "devoirs"). Les animaux n'ont donc pas de droits, car ce ne sont pas des "sujets" de droit. Cela implique-t-il que l'on puisse leur faire tout ce que l'on veut ? Etude de la solution kantienne : ce qui nous interdit de faire preuve de cruauté envers un animal, ce sont les devoirs que l'homme a envers lui-même : faire preuve de cruauté, c'est porter atteinte à notre propre dignité, c'est manquer au respect que nous devons à notre propre humanité.

07.09 : Cours introductif : que signifie "philosopher" ? La philosophie comme recherche rationnelle de la vérité et de la justice, là où la démarche scientifique est impuissante. Premier chapitre : "Qu'est-ce que l'homme ?" I) L'homme comme sujet A) L'homme comme sujet pensant 1) Sujet et objet a) la perception (sensation et émotion) b) la conscience (réflexivité et morale). Un ordinateur ne peut être considéré comme un sujet dans la mesure où il n'a ni sensations, ni réflexivité, ni morale.

05.09.2017: Présentation de la discipline, du programme, des épreuves du bac et du site internet.